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À la une de la presse, ce jeudi 15 octobre, les réactions aux restrictions du réseau Starlink pour l’Ukraine, et le flou autour de cette décision. Le vote, hier, en Saxe-Anhalt, en Allemagne, d’un texte pour mettre fin au soutien allemand à l’Ukraine. Le témoignage d’Amine Kessaci, figure de la lutte contre le trafic de drogue en France, à quelques jours du procès des assassins présumés de son frère aîné. La transformation de la Sierra-Leone en narco-État. Et un job qui a du nez. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, les réactions aux restrictions du réseau Starlink pour l’Ukraine, dont le président dit se sentir "trahi" par les États-Unis. D’après Volodymyr Zelensky, cité par le Kyiv Post, le partenariat entre son pays et les États-Unis serait désormais "menacé". Une déclaration faite depuis Londres, où le président ukrainien a rencontré hier le Premier ministre britannique Andy Burnham. Outre-Manche, la presse s’indigne. The Times prévient que "les limitations surprises de Starlink imposées par Elon Musk pourraient s'avérer désastreuses pour l'Ukraine, en entravant sa défense". Indignation aussi en France, où Libération dénonce "l’affront de l’abandon américain" envers l’Ukraine. Pourtant l'une des plus proches alliées européennes de Trump, Giorgia Meloni juge nécessaire d’afficher la solidarité italienne envers l’Ukraine. Côté américain, l’Administration Trump semble opter, une fois n’est pas coutume, pour le "no comment". Axios rapporte qu’"un haut responsable américain assure que l'administration Trump n'a rien à voir avec les restrictions présumées de Starlink", que "les autorités américaines évoquent un dysfonctionnement technique du système". Mais "les responsables ukrainiens soupçonnent qu'il s'agit d'un avertissement", voire de "représailles", alors qu’"une nouvelle crise a éclaté" entre Kiev et Washington "après l'accord américain sur le pétrole russe". The Wall Street Journal dit "ignorer" ce qui se trame en coulisses, mais estime qu’il n’y a aucun doute que Trump "se range de plus en plus du côté de Poutine (et que) si le réseau Starlink est bridé, ce sera encore pire que l’accord sur le gazole russe". "N'y pensez même pas, Monsieur le président", met en garde le quotidien. Le tropisme poutinien de l’administration Trump serait à l’origine, également, d’une autre idée pour le moins controversée, révélée par The Financial Times. Le quotidien britannique affirme que les États-Unis ont proposé, la semaine dernière, via Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, "que les pays européens débloquent certains avoirs russes et les transfèrent à un organisme supervisé par Washington pour relancer les négociations de paix". Proposition refusée par les délégués européens. Trump, meilleur allié de Poutine, à voir pour terminer avec le dessin de Morten Morland pour The Times. Le président russe hésite, ce mois-ci, entre le président américain et le patron de Starlink, Elon Musk, comme "meilleur employé du mois". La Russie de Vladimir Poutine se réjouit certainement du vote, hier, en Saxe-Anhalt, d’un texte pour mettre fin au soutien allemand à l’Ukraine. Dans ce Land remporté par l’extrême droite le mois dernier, l’AfD s’est associée à l’alliance Sarah Wagenknecht, de gauche pour adopter un appel, au nom de la paix en Europe, à la fin des livraisons d’armes et du soutien financier à Kiev et des sanctions contre Moscou. D’après le Berliner Morgenpost, la proposition "n’a aucune chance d’être approuvée" au niveau du Bundesrat, où sont représentés les Länder, "mais sa portée symbolique est considérable", dans un contexte où les discours prorusses gagnent du terrain, sur fond de crise énergétique et de difficultés économiques. La Süddeutsche Zeitung observe, de son côté, que "le discours antimigration de l’AfD vise désormais autant les Ukrainiens que les réfugiés arabes et musulmans" - ce qui n’est pas pour déplaire à l’Alliance Sahra Wagenknecht, très critique envers l’Ukraine, l’UE et l’Otan. Un mot, également, du procès, en France, la semaine prochaine, des assassins présumés du frère aîné d’Amine Kessaci, figure de la lutte contre le trafic de drogue. À cette occasion, l’élu écologiste de Marseille, dont le frère cadet a également été assassiné, s’exprime dans Le Parisien/Aujourd’hui en France. Le jeune homme de 23 ans, qui vit sous protection policière, dit "ne pas attendre la vengeance mais la justice" à l’issue de ce procès, sur lequel plane l’ombre de la DZ Mafia. Pour lui, la "narcocratie ne fait pas seulement la guerre aux habitants des quartiers populaires, elle s’en prend à l’État de droit, à la démocratie, à la liberté d’opinion". Amine Kessaci demande "un changement radical d’approche" passant aussi par un questionnement "sur le rapport de notre société à la drogue et les représentations qui banalisent ou héroïsent" les trafiquants. À lire également sur le sujet, l’enquête du Guardian sur la transformation, par le trafiquant de cocaïne le plus recherché d’Europe, le Néerlandais Jos Leijdekkers, de la Sierra Leone en "narco-État". D’après le journal, Leijdekkers, qui bénéficie d’une totale impunité dans le pays, et se trouve être le gendre du président Julius Maada Bio, "importe des volumes si considérables qu'ils provoquent régulièrement l'effondrement des prix européens de la cocaïne". Il y a pourtant tant d’autres choses à faire avec son nez. Le magazine Geo raconte que l’office du tourisme de l’archipel de Turku, en Finlande, a décidé de prouver que l’endroit est la destination qui sent le meilleur au monde. La municipalité a donc décidé de recruter un "nez" payé 2 000 € pour renifler ses îles pendant une semaine. Intitulée "Get a nose job in Saaristo", "Faites-vous refaire le nez à Saaristo", cette campagne de recrutement met d’ailleurs en scène un nez bien de chez nous, l’acteur Lambert Wilson. À vue de nez, la campagne, fort rafraîchissante, risque de faire un tabac. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.