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Répression en Inde : "Les cafards survivent, nous reviendrons"

Dans la presse

Répression en Inde : "Les cafards survivent, nous reviendrons"

October 12, 20266:18
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À la une de la presse, ce lundi 12 octobre, la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate dès le premier tour en France, dimanche. La poursuite annoncée de la mobilisation des lycéens. La capitale indienne bouclée ce week-end pour empêcher un rassemblement du Parti du peuple cafard. Une double arrestation, au Liban, qui soulève beaucoup de questions. Et un appel à la grève des femmes, demain. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, la victoire, hier, de Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate dès le premier tour. Le Parisien/Aujourd’hui en France annonce "une victoire par KO", pour le chef de Place publique, qui "voit sa route vers la présidentielle se dégager". Une victoire pour Raphaël Glucksmann, et une défaite cuisante pour son principal concurrent, Olivier Faure, le patron du PS, qui ne présentera pas de candidat issu de ses rangs à la présidentielle, pour la première fois de son histoire. "Feu le PS ?" : pour Le Figaro, "la question est désormais posée" et dans l’immédiat, ce qui ne fait aucun doute, selon lui, c’est que Raphaël Glucksmann a "arraché une victoire idéologique et stratégique" par son refus d’alliance avec la France insoumise. "Avec son 'plus jamais LFI', l’eurodéputé espère convaincre les électeurs de gauche et du centre qu’il est capable d’empêcher un duel Mélenchon-Le Pen au second tour", mais pour gagner ce "pari", Libération estime que Raphaël Glucksmann va devoir "convaincre les électeurs de gauche un temps séduits par Emmanuel Macron de revenir vers leur famille initiale, une gauche qu’il présente comme non hystérisante, non poutinienne et surtout très européenne". "Glucksmann plébiscité, mais après ?" : L’Opinion prédit que "certains dans son camp" ne "tarderont pas à dynamiter cette rampe de lancement". "Pour la suite de sa campagne, mieux vaut que l’heureux élu ne compte pas trop sur le renfort de la direction du PS", prévient le journal. Le plus dur reste donc à venir, à commencer par la bataille avec Jean-Luc Mélenchon. Le patron de La France insoumise était en meeting hier en Auvergne, où il s’est présenté comme le porte-voix de la colère des lycéens, mobilisés depuis maintenant deux semaines. D’après Le Figaro, "toutes les générations (étaient) là, mais les plus jeunes, parfois loin de l’âge de voter", étaient nombreux. Ces jeunes assurent n’être "ni manipulables ni manipulés" et vouent Parcoursup "au bûcher" - la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur, que Jean-Luc Mélenchon promet d’abolir. En attendant, L’Humanité indique qu’une "coordination nationale lycéenne" s’est réunie ce week-end pour organiser la suite d’une mobilisation "qui s’annonce sous haute tension policière", selon L’Huma. Mais le mouvement survivra-t-il aux vacances scolaires ? Les causes du malaise, en tout cas, sont profondes et durables. Le Parisien/Aujourd’hui en France fait état d’un sondage d’Action contre la faim indiquant que 13 % des Français interrogés déclarent n’avoir parfois, voire souvent, pas assez à manger - une proportion qui atteint 25 % des 18/24 ans, comme en témoignent les files interminables d’étudiants devant les restos universitaires pour les repas à 1 euro ou devant les Restos du cœur. La jeunesse se mobilise aussi en Inde, où la capitale, New Delhi, a été placée en état de siège, samedi, pour empêcher les rassemblements. Outre un dispositif sécuritaire massif, les autorités ont procédé à des centaines d’arrestations de membres du Parti du peuple cafard, qui proteste toujours contre la radiation de quelque 130 millions de personnes des listes électorales, en particulier musulmanes et issues de populations vulnérables et globalement peu favorables au BJP ultra-nationaliste de Narendra Modi - des arrestations dont la Cour suprême a contesté, hier, la légalité, selon The Hindu. Le journal demande au gouvernement de ne pas remettre en cause "le droit fondamental à la liberté de réunion et aux manifestations pacifiques", de "ne pas abuser de son pouvoir contre les citoyens". Malgré la répression, l’arrestation puis la libération d’un de ses leaders, Abhijeet Dipke, le Parti du peuple cafard, cité par The Financial Times, défie le gouvernement : "Vous avez oublié ce que les cafards font de mieux: survivre. Nous reviendrons". Pour The New York Times, le mouvement constitue "un défi sans précédent" pour Narendra Modi, bien qu’il soit parvenu "depuis longtemps à discréditer et à isoler ses opposants". Le journal évoque "un défi générationnel" pour le Premier ministre et son parti, qui "semblent déconcertés par une génération Z très active qui réagit mal à (leur) autorité rigide". Au Liban, l’arrestation, vendredi de deux membres présumés du Hezbollah transportant une importante cargaison d’explosifs, soulève beaucoup d’interrogations. Des photos des explosifs saisis font la une du quotidien libanais Al Joumhouria, qui cite une source d’après laquelle ils contenaient des billes métalliques, similaires à celles utilisées lors d’assassinats contre des personnalités politiques. "Le Hezbollah (de nouveau) au cœur d’une affaire explosive" : L’Orient Le Jour se demande "à qui étaient destinés ces explosifs et dans quel but ?", en évoquant "une affaire (qui) ravive les inquiétudes liées aux assassinats politiques qui ont ensanglanté le Liban" et représente "un nouveau test pour l’autorité de l’État libanais". Un État qui peine plus que jamais à subvenir aux besoins les plus élémentaires de sa population. L’Humanité fait état de données récentes de l’ONU d’après lesquelles 14 % des Libanais ont besoin d’aide pour répondre à leurs besoins alimentaires. Un mot, pour terminer, de l’appel du mouvement World With Women, proposant aux femmes de s’arrêter une journée, demain, avec le relais d’hommes engagés. Rendre son tablier pour aider la société à mesurer le poids de l’absence : Le Parisien/Aujourd’hui en France, qui relaie cette initiative née en 1975 en Islande, précise que cette mobilisation interviendra le même jour que l’examen, ici en France, de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Deux chiffres, au moins, donnent à réfléchir : 64% des tâches domestiques sont toujours effectuées par les femmes, soit 61 milliards d’heures qui n’apparaissent jamais sur aucune fiche de paie. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.