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"Le sionisme est un racisme" : la motion des Verts britanniques qui ulcère Israël

Dans la presse

"Le sionisme est un racisme" : la motion des Verts britanniques qui ulcère Israël

October 5, 20265:14
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À la une de la presse, la mobilisation des lycéens français, qui disent vouloir poursuivre leur mouvement cette semaine sur fond de crise budgétaire et sociale, alors qu’une étude publiée aujourd’hui affirme que la pauvreté n’a jamais touché autant de Français. La colère du gouvernement israélien après l’adoption hier par les Verts britanniques d’une motion affirmant que le sionisme est "une forme de racisme". Et le dernier match, demain, de Messi avec l’Argentine. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, la mobilisation, en France, des lycéens, qui disent vouloir poursuivre leur mouvement cette semaine. "Comment sortir de la crise ?" : Le Parisien/Aujourd’hui en France évoque "la difficulté de répondre à des revendications 'en vrac' et parfois très locales", et de "trouver des solutions en l’absence de toute marge budgétaire et de toute majorité". Le Monde fait état de la lettre adressée par Sébastien Lecornu à plusieurs ministres, où le chef du gouvernement prône "la fermeté face aux violences" et "l’écoute des inquiétudes légitimes". Ce "en même temps" fait écho au "dilemme des parents" partagés entre "compréhension" et "inquiétude face aux violences", d’après La Croix. Quel "dilemme" ? répond Le Figaro, pour qui les familles comme les élèves seraient "excédés" par "la violence débridée qui a envahi les manifestations", et le journal de dénoncer à la fois LFI et "le long travail de sape des déconstructeurs, qui font mine de s’indigner aujourd’hui, alors qu’ils n’ont eu de cesse d’organiser le chaos au prétexte de l’'inclusion'". L’Humanité rappelle que le mouvement est né dans des lycées des quartiers défavorisés, où vivent des "recalés de la République" subissant "des inégalités sociales flagrantes et persistantes". La pauvreté n’a jamais touché autant de Français, d’après une étude publiée aujourd’hui et relayée notamment par La Croix. Selon les économistes qui l’ont réalisée, à partir de données des Restos du cœur, 5,5 millions de Français ont connu la grande pauvreté entre 2018 et 2025, soit une augmentation de 37 % depuis la fin de l’épidémie de Covid en 2023. Une hausse attribuée en priorité à la hausse du chômage et à l’inflation des loyers. Le Parisien/Aujourd’hui en France rapporte la difficulté croissante à payer les factures d’énergie et le fait qu'une personne sur dix pourrait avoir besoin d’une aide alimentaire dans les dix ans à venir. Cette crise s’ajoute à d’autres, avec notamment des comptes publics dans le rouge : de quoi nourrir un "burn-out" généralisé, selon L’Opinion, où le dessin de Kak montre Marianne chez le psy, inquiète de ne pas avoir assez de temps pour parler de tout ce qui la préoccupe. Noir c’est noir. La question des comptes publics et du budget sera au menu, demain, de la conférence de presse de Marine Le Pen et Jordan Bardella. D’après Les Échos, le tandem, qui prévoit de réaliser 125 milliards d’économies sur cinq ans, continue d’afficher son unité – un "calcul" lié au fait que Marine Le Pen aurait "intérêt à garder Jordan Bardella", car il est "son œuvre, et y renoncer serait montrer qu'elle s'est trompée". D’autant que le socle électoral du RN semble tenir, ce qu’un député RN résume par cette formule : "Nos électeurs n'en ont rien à foutre." Malgré les propos antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart, celui-ci a aussi reçu le soutien d’un ministre israélien d’extrême droite. Explication, cette fois de Libération : "Le Rassemblement national ferme les yeux sur les crimes du gouvernement Nétanyahou et reçoit en échange le blanc-seing de son allié, qui le lave de son passé antisémite." Le quotidien français publie l’appel de 500 hauts responsables européens demandant que des mesures soient prises par l’UE lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères, le 12 octobre, contre la colonisation israélienne en Cisjordanie. Israël a exprimé sa colère après l’adoption hier par les Verts britanniques d’une motion affirmant que le sionisme est "une forme de racisme". The Times rapporte qu'en représaille, le ministre israélien des Affaires étrangères a annoncé que Zack Polanski, patron des écologistes au Royaume-Uni, lui-même de confession juive, sera interdit d'entrée en Israël, car le texte adopté par son parti est "clairement antisémite". Un sentiment partagé par les membres de la communauté juive britannique interrogés par The Jewish Chronicle, qui disent craindre d'être "pris pour cible par le parti [des Verts) et ses membres pour avoir fréquenté des synagogues, dont la plupart sont sionistes". Mais de quoi parle-t-on exactement quand on parle de sionisme ? The Guardian précise que le débat "intervient dans un contexte de nouvelles polémiques sur la signification" de ce terme "controversé", que "bien que le sionisme soit souvent perçu comme une idée monolithique, son histoire a englobé de multiples courants, souvent contradictoires", mais que depuis la création de l’État hébreu, en 1948, "des questions comme la colonisation et la définition d'Israël comme État juif ethno-nationaliste sont devenues centrales dans le débat". Le quotidien israélien Haaretz rappelle que c’est précisément pour cette raison que Hasia Diner et Marjorie Feld, deux universitaires américaines spécialistes des études juives, publiaient il y a dix ans dans ses colonnes "une tribune explosive annonçant leur rupture avec le sionisme". Dix ans après, écrit le journal, et "surtout après des dizaines de milliers de morts, principalement à Gaza, il est difficile de nier que Diner et Feld avaient vu juste". Du foot, pour terminer, avec le dernier match de Lionel Messi avec l’Argentine contre le Bénin. Malgré 23 heures de voyage en classe éco, des chambres d’hôtel sans eau chaude, et un terrain pas vraiment digne d’une équipe professionnelle, les Guépards "affichent sérénité et détermination", d’après Megasport, qui rapporte que côté matériel, tout est finalement "rentré dans l’ordre". Tant mieux. Face à eux, une Albiceleste emmenée pour la dernière fois par Lionel Messi, surnommé "The Goat" – acronyme de "the greatest of all times" ("le plus grand de tous les temps"), mais qui veut aussi dire "la chèvre" en anglais, d’où la bestiole dans les bras de la puce à la une de So Foot. Le média sportif qui a demandé à ses coachs, ses coéquipiers et ses victimes pourquoi "tout le monde sait et dit que Lionel Messi est le meilleur joueur de l’histoire du football ?" Retrouvez Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.